Quelques armes traditionnelles des Philippines


Au XVIIème siècle, les arts de combat jouissaient d’une grande popularité aux Philippines, on les nommait également le "sport des rois".
Les Rajahs et Maharlikas des Visayas et de la région Tagalog ainsi que les Amandakwa de Pangasinan et les Baruwang de la région Cagay Tal étaient renommés comme experts dans ces arts. A l’occasion de fêtes populaires, on organisait des compétitions locales.
Il s’agissait souvent de défis lancés d’un homme à un autre pour décider qui était le plus fort. Ces combats se déroulaient sans aucune protection, l’arme utilisée était souvent un bâton de rotin. Il n’y avait pas de règles précises, toutes les techniques étaient permises.
Les luttes finissaient soit avec la mise hors de combat, soit, plus rarement, avec la mort d’un des adversaires.
Olisi - Rattan sticks - Bâtons en rotin
Longueur réelle: entre 50 cm à 70 cm
Diamètre: environ 2,50 centimètres
Poids: environ 160 - 230 grammes
Voir le lien sur le rotin: http://arniskoredassystem.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=31&Itemid=47〈=fr
A l'origine, les Philippins se battaient avec différents types de sabres tranchantes, mais comme cette pratique faisait beaucoup de morts ou de blessés.
Quand les épées et les couteaux furent interdits, de nombreux maîtres s’entraînèrent avec des bâtons auxquels ils appliquaient les concepts des épées.
Le bâton est maintenant devenu l'arme principale dans tous les styles de l'Arnis, Kali et Eskrima.
Dans l'Arnis Koredas le bâton court doit être sensiblement de la même longueur que l'avant bras du pratiquant (Eskrimador) entre 50 et 53 cm.
Les pratiquants de Kali Arnis Eskrima s'entraînent en général avec un bâton plus long de longueur environ 70 cm.
Voir lien sur une technique de bâton long de 70 cm en ARNIS KOREDAS SYSTEM: http://www.morganmistral.com/spip.php?article74
Kampilan

Longueur réelle: entre 80 cm jusqu'à un mètre
Dans la mémoire collective philippine, le Kampilan est l'épée ayant permis au légendaire chef Lapu-Lapu de terasser le célèbre explorateur Ferdinand Magellan.
A l'origine, elle a un double pointe avec un manche sculpte, ces épées des moros de Sulu et Mindanao étaient portées par les guerriers en première ligne et sont considérées comme un véritable symbole national des Moros de Sulu et Mindanao.
L'histoire a démontrée qu'un simple mouvement circulaire comparable a celui d'une batte de base ball, peut couper deux têtes à la fois (c'est pourquoi ces épées ont été fabriquées).
Elle est l'épée la plus longue du guerrier philippin. D'un poids conséquent, avec un seul tranchant.
Bicuco

Le Bicuco est répandu dans les provinces de Tarlac, Pangasinan et certains villages. Considère comme un véritable outil de travail, cette lame est considérée par les Philippins comme un véritable "grand couteau" utilisé pour égorger les animaux et préparer la viande lors des festins. Mais la forme aggressive de cette lame peut facilement couper un corps en deux.

Le Barong (parfois écrit Borung) est un bolo en forme de feuille popularise par les musulmans, particulièrement par les tribus Tousug au sud des Philippines.
On trouve par la suite des traces de cette arme dans les tribus Mangyan de Mindoro et Tagalog des provinces orientales de Luzon.
La forme unique et originale de cette lame (en forme de feuille) rend le Barong différent de l'ensemble des lames philippines. Bien qu'ayant une apparence singulière voir même "bizarre" pour la plupart, ces bolos Barong possèdent un manche le plus confortable lorsqu'il s'agit de s'en servir en tant qu'outil, et se révèlent extrêmement faciles à manier en tant qu'arme. Il est à la fois étrange et amusant de remarquer comment une lame si originale peut s'avèrer être une arme si dangereuse.
Cette lame constitue de toute évidence un apport précieux à l'arsenal philippin. Le Barong est censé d'être la lame des Kuntaoistes (joueurs de Kuntao) au sud de Mindanao.


Gunong

Panabas

Talibong

Garab knife

Blade Karambi

Golok

Cette lame de la région de Cordillera Moutains n'a jamais été utilisée comme outil. Elle n'a qu'une seule utilité: couper les têtes et membres de l'ennemi. On peut immédiatement sentir le potentiel dévastateur de cette arme rien qu'en la prenant dans ses mains! L'acte de décapitation a lieu lors de l'exécution d'un criminel, ou bien dans le cas de guerre entre tribus concernant le partage de terres par exemple. En fait le Golok est toujours utilisé de nos jours pour les mêmes fonctions.
Hagibis

Itak ou Bolo

Sansibar sheath

Punyal

Visayan Barong

















